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Collection
Hamot
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Les
29 et 30 Avril 2003 une vente de tissus prestigieux a eu lieu à
l' hotel Drouot-Richelieu : celle des Collections Hamot. La
maison Hamot a cessé son activité avec le siècle,
suite au décès de ses derniers propriétaires directeurs,
René Hamot en 1997 et son frère Francis 1999. La mention
Maison fondée en 1762 figurait sur len-tête
des documents commerciaux, comme sur la façade Art déco
du dernier siège social à langle de la rue Richelieu
et de la rue Saint-Augustin. Comme les entreprises qui l'ont précédée, la maison Hamot avait aussi une activité de fabricant de tapis, de tapisserie et de moquettes et possédait limportante manufacture Saint-Jean à Aubusson et une autre à Felletin. Durant cet âge dor pour les manufactures françaises de haut luxe, Hamot et Braquenié se partageaient les commandes, dans ce domaine, des plus grands de ce monde sur tous les continents. De nos jours, les archives de ces deux prestigieuses maisons sont réunies aux Archives Départementales de la Creuse, car les héritiers Hamot, ont fait la donation en 2000 de tous les registres de leurs pères. Parmi les quelques 5000 pièces, toutes référencées, qui ont été mis en vente à Drouot, outre les documents du XVe au XVIIIe siècle, les commandes du Garde-Meuble sous l'Empire et la Restauration, les innombrables coupons en réplique, les tapisseries de sièges, les cartons de tapisserie qui peuvent être de véritables tableaux et les livres de documentation, la révélation de cette vente sera probablement ces prodigieuses soieries, mises en fabrication par les plus grandes maisons lyonnaises pour "décrocher" une médaille lors de ces manifestations qui jalonnent le XIXe siècle, Expositions des Produits de lIndustrie et Expositions Universelles. Si la génération qui nous a précédés, considérait comme démodés ces éblouissants lampas, qui déclinent tous les "revivals" des styles et des civilisations anciennes, nous pouvons augurer que ce temps de purgatoire vient à son terme. Les études sur le textile du XIXe siècle sont encore peu nombreuses et les écrits de lépoque sur les grandes expositions, Rapports du Jury et Catalogues Officiels, sont illustrés avec parcimonie. Aussi un grand nombre de nos étoffes restent-elles anonymes dans ce catalogue, dans lattente dun travail de recherche systématique, comme nous en a donné lexemple cet hiver la remarquable exposition du Musée Carnavalet, L Art de la Soie, Prelle 1752-2002, des ateliers lyonnais aux palais parisiens. Son commissaire, Anne Forray-Carlier, souligne dailleurs "le rôle que les marchands parisiens ont joué dans la diffusion des soieries lyonnaises; ce fut bien davantage à eux que la clientèle sadressait, et de ce fait, il nest pas aisé pour lhistorien du textile de remonter la filière jusquau fabricant dont le nom est alors jalousement tu". Succès
pour la collection Hamot |
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